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mercredi 7 septembre 2011

Les règles de la poésie


 Petit traité de versification: les règles en poésie
Qu’est-ce que la « versification » ? Il s’agit de l’ensemble des règles qui président à la création d’un poème régulier et traditionnel.
1) LA STROPHE
C’est l’unité poétique // au paragraphe en prose.
La strophe, par son agencement, permet de mettre en relief les rimes. Il s’agit d’un groupement de vers séparé de la strophe suivante par un blanc typographique.
On nomme les strophes les plus utilisées en fonction du nombre de vers qu’elles contiennent :
  • 2 = un distique
  • 3 = un tercet
  • 4 = un quatrain
  • 5 = un quintil
  • 6 = un sizain
  • 8 = un huitain
  • 9 = un neuvain
2) LE METRE
Le mètre ou le vers est nommé en fonction du nombre de syllabes qu’il contient.
ATTENTION : ne surtout pas parler de « pied » qui est la mesure poétique latine !
  • 5 = un pentasyllabe
  • 6 = un hexasyllabe
  • 7 = un heptasyllabe
  • 8 = un octosyllabe
  • 9 = un ennéasyllabe
  • 10 = un décasyllabe
  • 11 = hendécasyllabe
  • 12 = un alexandrin
3) LA RIME
La rime est le phénomène de répétition du même son en fin de vers.
Il existe 3 dispositions de rimes :
- Plates : AABB
« Ephémère immortel, si clair devant mes yeux
Pâles membres de perle, et ces cheveux soyeux,
Faut-il qu’à peine aimés l’ombre les obscurcisse,
Et que la nuit déjà nous divise, ô Narcisse »   (VALERY, « Charmes »)
- Croisées : ABAB
« Je suis le ténébreux – le veuf – l’inconso,
Le Prince d’Aquitaine à la tour abolie ;
Ma seule étoile est morte, et mon luth constel
Porte le Soleil noir de la Mélancolie » (NERVAL, « El Desdichado »)
- Embrassées : ABBA
« Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui ! »
Une rime est :
  • « Féminine » si elle finit par un e (forcément muet en fin de vers)
  • « Masculine » dans tous les autres cas
La tradition poétique veut que l’on fasse alterner rimes féminines et masculines, ce qui n’est pas toujours respecté.
4) LE RYTHME
Le dernier mot du vers comporte un accent tonique : il faut mettre l’accent sur ce mot à la lecture (bien faire résonner la rime !)
La césure est une coupure qui reste fixe dans les vers de 8 syllabes et plus. Cette coupure intervient après un groupe syntaxique (ne pas séparer le déterminant de son nom par exemple !), parfois une virgule ou un point virgule vient la marquer typographiquement dans le vers. Le dernier mot avant la césure est accentué (à l’oral il doit être mis en relief). Les mots à la césure sont soigneusement choisis par les poètes : ce sont donc des mots importants à commenter et à analyser en commentaire de texte. Les 2 parties du vers séparés par la césure sont appelés « hémistiches ».
Ex 1 : « Un Homme vit // une Couleuvre. » (Victor Hugo)
Les mots « vit » et « couleuvre » sont accentués.
Ex 2 : « D’où vient que personne // en la vie »
N’est satisfait // de son état ?  (La Fontaine, Fables)
1er vers : la césure intervient après personne parce qu’elle ne peut pas tomber après « que » qui est un mot vide de sens (aucun intérêt de le mettre en relief, de même que les déterminants, prépositions, …). 1er hémistiche : 5 syllabes, 2e hémistiches : 3 syllabes.
2e vers : la césure tombe au milieu, il y a 3 syllabes dans chaque hémistiche.
A RETENIR : dans un alexandrin la césure se trouve TOUJOURS au milieu du vers, après la 6e syllabe. Dans les autres types de vers, elle varie. Il faut donc penser à commenter la césure dans l’alexandrin !
Ex : « Mon verre s’est brisé // comme un éclat de rire » (Apollinaire, « Nuits Rhénane »)
Décompte des syllabes : Mon/ver/re/s’est/bri/sé  //  com/m’un/é/clat/de/rir’  (12)
Remarques : le « e » final de « verre » se prononce et compte pour 1 syllabe car il est suivi d’une consonne. Par contre, le « e » de « comme » ne se prononce pas et ne compte pas pour une syllabe en raison de la voyelle du mot qui suit (« un »). Le « e » final est toujours muet et ne se prononce pas.
Interprétation : Ce vers met l’accent sur le mot « brisé » puisque la césure tombe juste après. Serait-ce un clin d’œil du poète de mettre le mot « brisé » à la césure,                 précisément à l’endroit où l’on coupe,  brise le vers… Ingénieux ! (Et voilà comment la versification sert à commenter un poème !)
5) LES SONS
- La rime : reprise d’un même son à l’extrémité des vers.
- La rime intérieure : deux mots se finissent par un même son et l’un des deux, au moins, se trouve à l’intérieur du vers.
« Il pleure dans mon cœur » (Verlaine)
Interprétation : ici, la rime intérieure a pour effet de mimer la plainte qui se prolonge ainsi dans tout le vers.
- L’allitération : répétition d’une même consonne
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes » (Racine)
Interprétation : le poète utilise une allitération en « s » car elle permet de mimer le son produit par le serpent ! Il rend ainsi l’évocation plus vivante !
- L’assonance : répétition d’une même voyelle
« Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire »
Interprétation : l’assonance en « i » fait résonner le cri plaintif du locuteur.
METHODE : il faut toujours interpréter les procédés que l’on relève.
MAIS ATTENTION à ne pas donner des interprétations trop fantasques ou tirées par les cheveux pour les allitérations et assonances !
- La paronomase consiste à utiliser des mots ou groupes de mots de sonorité très proche (des paronymes) ce qui donne un effet de propagation du même son à travers le vers, la strophe ou le poème.
«  Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente » (Apollinaire)
Paronymes : vie est lente / violente
Interprétation : ici, la paronomase est intéressante car elle rapproche, grâce à leurs sonorités proches, des mots de sens opposé (lente / violente). Elle permet donc de souligner un effet de contraste. La propagation des mêmes sons et la répétition de « comme » suggèrent qu’il s’agit d’une lamentation sur le temps qui passe.
« Alors on vit en refusant l’aumône, en refaisant le monde » (le rappeur Sinik)
Paronymes : refusant/refaisant, (aumône/le monde)
Interprétation : ici, la paronomase souligne un paradoxe, on ne change rien avec les beaux discours (« refaisant le monde »), mais ce sont les actes que l’on ne fait pas qui pourraient le changer (« refusant l’aumône »). Cela montre que ceux qui parlent n’agissent pas…
- L’anaphore : répétition d’un même mot ou groupe de mots en tête de vers.
6) QUELQUES REGLES IMPORTANTES
Le vers correspond à une unité sémantique. On ne peut pas le terminer de façon abrupte ni le couper à n’importe quel moment !
Le « e » est muet dans 2 cas
à la fin du vers
quand le mot suivant commence par une voyelle
7) ET SI LES REGLES NE SONT PAS RESPECTEES ?
Il ne faut surtout pas parler de « faute » ou d’ « erreur » quand le poète entrave une règle ou la détourne, mais de « licence poétique ». Eh oui ! Le poète a tous les droits ! C’est justement parce qu’il y a des règles que certains s’amusent à les braver afin de produire des effets.
Les licences les plus pratiquées :
- L’enjambement : L’unité sémantique du vers est bouleversée car un ou plusieurs mots nécessaires au sens du vers sont reportés au vers suivant.
« Un vieux faune de terre cuite
Rit au centre des boulingrins » (Verlaine, « Le faune »)
Lorsque l’enjambement ne concerne qu’un mot on parle de « rejet » ou « contre-rejet » :
- Le rejet : un mot qui du point de vue du sens devrait appartenir au vers est rejeté au suivant. Cela créée un effet d’attente, de suspension :
« La foudre au Capitolin
Tombe. » (Hérédia)
- Le contre-rejet : donne l’impression qu’à la fin d’un vers débute déjà le vers suivant :
« Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone » (« Nevermore » de Verlaine)
Autre licence :
- Le vers libre : n’a ni mètre, ni rime, ni strophe ! On peut donc avoir un poème dont le premier vers sera un alexandrin, le 2e un octosyllabe, le 3e un distique, … C’est un poème irrégulier.

dimanche 1 mai 2011

Petite histoire de la poésie - diaporama

En complément à la fiche "Historique de la poésie", un excellent diaporama réalisé par une collègue du lycée.


http://www.scribd.com/full/41430790?access_key=key-moti7ua9jif3uchohj

Auto-test de connaissances sur l'historique de la poésie

Que savez-vous sur l'histoire de la poésie?
  1. Citez deux poètes appartenant à La Pléiade :
  2. Dans l'antiquité, la poésie est liée
    1. A la politique
    2. Aux mythes
    3. A la cuisine
  3. Au moyen âge, le poète est plutôt :
    1. Un homme seul, enfermé dans une cabane au fond des bois
    2. Un homme capable de chanter sa poésie en s'accompagnant de son luth
  4. La Pléiade est un groupe de poètes :
    1. Du XVIe siècle
    2. Du XIIe siècle
    3. Du XVII siècle
  5. Un poète « vates » c'est
    1. Un devin, un intermédiaire entre les hommes et les dieux
    2. Un poète combattant qui est en tête des armées
    3. Un joyeux luron toujours prêt à plaisanter
  6. « Mignonne, allons voir si la rose » est un poème :
    1. Qui célèbre la beauté d'un jardin
    2. Qui appelle à l'amour avant que ne passe le temps
  7. La poésie engagée est présente dans la poésie française
    1. Dès le XVIe siècle à propos des guerres de religion
    2. Dès le moyen âge avec les tournois
    3. Dès le XVIIe siècle avec les guerres de louis XIV
  8. Au XVIIe siècle Louis XIV :
    1. Aime tellement les poètes qu'il leur laisse toute liberté d'écriture
    2. Se méfie des poètes et cherche à les contrôler
  9. Citez le chef de file de la poésie romantique :
  10. Les thématiques les plus présentes dans la poésie baroque sont
    1. La violence, le changement, l'illusion, la mort
    2. L'amour, le désespoir amoureux, la badinerie
    3. La nature, la joie de vivre, la fantaisie
  11. « Mignonne, allons voir si la rose » : qui est l'auteur ?
  12. Qui a dit que le poète « était l'homme des utopies » ?
  13. Le Romantisme est un mouvement littéraire :
    1. Du XVIe
    2. Du XVIIIe
    3. Du XIXe
  14. « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? » : qui est l'auteur ?
  15. La poésie baroque appartient :
    1. Au XXe siècle avec la seconde guerre mondiale
    2. Au XVIe avec la Renaissance
    3. Au XVII après le traumatisme des guerres de religion
  16. Au XVIIIe siècle la poésie :
    1. Est le genre le plus important
    2. Est un genre moins considéré que les genres argumentatifs
  17. Au moyen âge, la poésie :
    1. Est populaire et simple dans la versification
    2. Est réservée à une élite sociale et savante dans son écriture
  18. Orphée est lié :
    1. Au registre lyrique
    2. Au registre épique
    3. Au registre polémique
  19. Avec les Romantiques, le poète est
    1. Un guide pour la société
    2. Un artiste qui apporte un divertissement
  20. Au XVIe siècle, la poésie est écrite surtout
    1. En ancien français
    2. En latin
    3. En français moderne
  21. Qu'appelle t on un poète maudit ?
    1. Un poète excommunié par l'Eglise
    2. Un poète maudit par son père
    3. Un poète qui se sent à la marge de la société
  22. « Ses ailes de géant l'empêchent de marcher » qui est l'auteur ?
  23. Citez trois poètes symbolistes
  24. « l'esprit nouveau » c'est :
    1. L'époque de la renaissance
    2. Les lumières du XVIII
    3. La modernité du début du XXe siècle
  25. « A la fin tu es las de ce monde ancien » qui est l'auteur ?
  26. « Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. » qui est l'auteur ?
  27. La poésie romantique revendique :
    1. La liberté de la création, la sensibilité, l'engagement auprès des plus misérables
    2. La fantaise, le badinage amoureux et le divertissement
  28. Le Surréalisme est un mouvement du :
    1. Du XVIe
    2. Du XVIIIe
    3. Du XXe
  29. « Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! » : qui est l'auteur ?


jeudi 24 février 2011

Historique de la poésie

PETIT HISTORIQUE DE LA POESIE EN FRANCE
Période
Statut et fonction du poète
Mouvements
et fonctions de la poésie
Formes et thèmes
ANTIQUITE


Le poète-vates (= devin), dont l’inspiration est incarnée par une Muse, parle une langue à part, don de Dieu.

LA POESIE ANTIQUE
Liée aux mythes :
- d’ORPHEE : il chantait et jouait si bien que nul ne pouvait lui résister. Mais la double perte de son épouse Eurydice, le voua à exprimer sa peine et sa solitude.
Þ émouvoir, séduire, confesser, exprimer ses sentiments personnels
- d’APOLLON : intermédiaire entre les dieux et les hommes, il les aide à lire dans le réel la volonté divine
Þ révéler les secrets du monde, inciter à la méditation
- de DIONYSOS : Dieu du vin et de l’ivresse qui suscitait les excès des Bacchantes, femmes déchaînées et lubriques qui vivaient dans des forêts sauvages.
Þ atteindre l’inconnu, créer, provoquer

Poésie sacrée, essentielle, inspirée et magique
Orphée et le lyrisme :
- thèmes du regret, de l’émoi amoureux, de la joie, de la douleur…
- formes : ode, élégie…


Apollon et l’élucidation du monde
- thèmes de la nature, des apparences trompeuses, du mystère, de la création
- formes : langue souvent obscure et mystérieuse

Dionysos et la fureur poétique
- thèmes de l’ivresse, la démesure, l’aventure, la folie, la fuite hors du réel, la violence, l’euphorie
MOYEN-AGE

Le poète est un artiste
Trouvères, troubadours, jongleurs et ménestrels, chantent des vers en s’accompagnant de musique. Ils sont nomades ou ils vivent dans l’entourage des Seigneurs.

LA POESIE MEDIEVALE
- la chanson de geste célèbre les exploits et vertus guerriers
Þ magnifier le souverain, souder la collectivité
- la poésie lyrique
Þ courtiser la femme aimée
- la poésie savante s’adresse à un public cultivé
Þ jouer avec le langage. La poésie devient plus écrite, avec une recherche de virtuosité verbale
Poésie conçue pour la récitation orale :
la versification favorise la mémorisation.
La chanson de geste
- thèmes : guerre, héroïsme, courage
- formes : registre épique
La poésie lyrique
- thèmes : l’Amour, l’honneur, la fidélité
- formes : formes fixes (ballade, ode…)
La poésie savante
- thèmes : sujets prétextes à jeux de mots
- formes : travail des images et des rimes, de la polysémie
XVI°

Le poète a un rôle social de haut-niveau : des mécènes l’entretiennent en échange de quoi, le poète leur rend hommage et leur écrit des poèmes de circonstance.
Il se donne le statut de « vates » (intermédiaire entre les hommes et Dieu) et cherche à s’élever par un usage renouvelé et maîtrisé de la langue.

LA POESIE HUMANISTE
- la poésie courtoise reprend l’héritage médiéval
- la poésie renaissante refuse cet héritage, mais prône l’imitation des poètes antiques et des poètes italiens, auxquels ils empruntent les formes (odes, sonnets…) et les thèmes par ex PETRARQUE ; ils défendent la langue française en la valorisant par l’écriture poétique

- la poésie engagée : face aux guerres de religion (fin XVI°), les poètes défendent les Catholiques (RONSARD) ou les Protestants (D’AUBIGNE), et développent la satire.
Poésie de Cour, raffinée, plus littéraire.
L’école lyonnaise célèbre
- thèmes : l’Amour sous une forme idéalisée et/ou sensuelle, dont la femme est l’inspiratrice. M. SCEVE, LOUISE LABBE
Les poètes de La Pléïade
RONSARD, DU BELLAY…
- thèmes : vision raffinée de l’amour
- formes : empruntées aux poètes antiques et italiens : odes, sonnets ; l’imitation compte plus que l’originalité ; travail de la langue pour l’éloigner de son usage courant.
Naissance de la poésie baroque
XVII°

Le poète reste très dépendant du pouvoir (mécénat) et doit se soumettre à la censure.
Il fréquente les salons littéraires tenus par de riches particuliers (souvent des femmes intellectuelles et raffinées).
Le poète baroque, libre et fantaisiste fait place à un poète discipliné, soumis à l’autorité et à la rigueur classiques.

LE BAROQUE : reflète l’évolution des mentalités et des mœurs suite aux guerres de religion ; la créativité, l’originalité, les excès deviennent une échappatoire aux angoisses du réel. La poésie invite à la méditation religieuse ou célèbre la liberté individuelle par la créativité.

LA PRECIOSITE devient une marque de distinction aristocratique. La poésie est le genre littéraire supérieur.

LE CLASSICISME : pour Louis XIV les Arts et des Lettres contrôlés et rationalisés (académies, retour aux modèles antiques) doivent célébrer les Grands et exalter les valeurs traditionnelles avec clarté, modération, respect des règles.
La poésie baroque
- thèmes : violence, inconstance, illusion, fascination pour la mort, métamorphoses
Þ reflètent l’incertitude et le pessimisme sur la condition humaine
CHASSIGNET, SPONDE, SAINT-AMANT

La poésie précieuse
- thèmes : amour platonique, refus du réel
- formes : raffinement, travail du langage
La poésie classique 
- thèmes : patrie, courage, foi…
- formes : la poésie est codifiée : mesure, sobriété, exactitude, ordre, équilibre, raison. Le genre poétique diminue sauf dans son usage théâtral.
BOILEAU, MALHERBE, LA FONTAINE
XVIII°

Le poète est déconsidéré par rapport au philosophe ; il est relégué à un rôle subalterne : amuser, formuler joliment, inculquer la morale…

LES LUMIERES
La poésie, brimée par la rigueur classique, n’est plus considérée comme prééminente ; elle ne répond pas, non plus, aux nouvelles valeurs du XVIII°: raison et naturel.
LE PREROMANTISME à la fin du siècle, verra le renouveau de la poésie sous l’influence des Littératures européennes : sensibilité à l’honneur
La poésie devient un genre mineur
La poésie des Lumières
- thèmes : socio-politiques…
- formes : didactique
VOLTAIRE …

La poésie pré-romantique 
- thèmes des ruines, de la nature : CHENIER - formes : poésie lyrique